Der Blog
einer Übersetzerin

Wer gerne übersetzt, schreibt gerne, oder spielt zumindest gerne mit Wörtern. Ich lade Sie ein, diesen Blog und die Artikel, die regelmäßig veröffentlicht werden, zu lesen. Die werde ich auf Facebook posten.
Viel Spaß beim Lesen!

Meine Einstellung

Um Übersetzer*in zu werden, muss man nicht nur Worte lieben, sondern auch von Natur aus neugierig sein. Das Gute an diesem Job ist, dass man jeden Tag etwas Neues lernt! In diesem Sinne gebe ich gerne meine Entdeckungen weiter und das, was mich in der Welt um uns herum berührt. Staubsauger-Bedienungsanleitungen erspare ich Ihnen (zum Glück bin ich nicht verrückt danach, zumindest im Moment). Nachdem ich einen Berufswechsel durchgemacht habe, möchte ich auch jungen Übersetzer*innen oder anderen Personen helfen, die gerne in den Beruf einsteigen möchten, aber nicht so recht wissen, wo sie anfangen sollen.

Deshalb finden Sie hier eine Reihe von Artikeln zu verschiedenen Themen: Sprache und Kultur, Übersetzungsberufe, der Werkzeugkasten des Linguisten, Information und Unterstützung für neue Übersetzer, Ratschläge zu Gesundheit und Wohlbefinden oder zur persönlichen Entwicklung im Rahmen Ihrer Tätigkeit. Ich hoffe, Sie finden diese Artikel nützlich und/oder angenehm. 🙂

Unterstützung für neue Übersetzer

Devenir traducteur indépendant (démarches officielles)

Le grand jour est arrivé. Vous avez décidé de devenir traducteur indépendant ! Excellent choix. Avant de vous lancer dans cette nouvelle vie en autonomie, il faut quand même passer par la case formalités (pouin pouin pouin).

Certes, ce n’est pas le sujet le plus palpitant qui soit pour un article de blog. Mais lorsque je me suis lancée en 2018, c’est sûr que j’aurais bien aimé trouver une page qui aurait centralisé toutes les démarches à effectuer, ce qui m’aurait évité quelques surprises. Rien de bien méchant, mais après trois ans d’activité, je fais encore des découvertes concernant mes obligations. Ô joie. J’ai donc décidé de créer un article dédié aux jeunes traducteurs qui veulent se lancer en auto-entrepreneur. Accrochez-vous, c’est un peu long et fastidieux, mais c’est pour la bonne cause !

Ce premier volet est un concentré des démarches officielles à effectuer. Je pense avoir inclus les principaux liens (listés en bas de page), en espérant que cet article vous sera utile. N’hésitez pas à me faire un retour ou à me faire part de votre expérience pour étoffer ce contenu ! Un deuxième volet à paraître vous donnera des conseils plus informels pour vous aider à démarrer du bon pied. Que votre nouvelle entreprise soit couronnée de réussite !

1) Créer son entreprise

Le gros avantage du statut auto-entrepreneur, c’est sa flexibilité. C’est très simple de créer son activité de traducteur avec ce statut. Il vous suffit de vous enregistrer en ligne via le site https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil.html.

Ceci vous permettra de vous inscrire au Répertoire des Entreprises et des Établissements et à l’URSAFF de votre département. L’inscription se fait en un clin d’œil et est généralement validée en quelques jours ! Vous obtiendrez par la poste le certificat de votre inscription au Répertoire des Entreprises et des Établissements, qui comporte votre numéro SIRET, SIREN et INSEE. Vous devez obligatoirement posséder ces numéros pour être en mesure d’exercer en France.

Code APE (Activité Principale Exercée) : 7430Z – Traduction et interprétation

Et voilà, vous êtes officiellement auto-entrepreneur !

2) Régime fiscal et régime social

Si vous constatez que vous êtes affilié au statut des commerçants et non au statut libéral, pas de panique, c’est normal ! Depuis 2018, les traducteurs auto-entrepreneurs exercent une profession libérale non-réglementée. Vous serez donc rattachés au régime social des commerçants (article L.640-1 du code de la Sécurité sociale).

Vous déclarez des bénéfices non-commerciaux (BNC).

Depuis le 1er janvier 2020, vous dépendez du régime général de la sécurité sociale. Il vous faudra cependant trouver une mutuelle complémentaire.

Bonne nouvelle : grâce à une mesure votée en décembre 2020 en lien avec l’union nationale des professions libérales, de la prévoyance va être introduite dans le budget de la Sécurité sociale. En cas d’arrêt maladie, vous pourrez ainsi bénéficier d’IJ (indemnités journalières), et ce dès le mois de juillet. Plus besoin de souscrire une prévoyance auprès de votre mutuelle ! Voir https://www.previssima.fr/actualite/ij-des-liberaux-les-details-de-la-reforme-se-devoilent.html

3) ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise),
aides financières et allocations

Selon votre situation, vous aurez peut-être le droit de bénéficier de l’ACRE. Ce dispositif peut être intéressant pour vous aider à vous lancer, car il permet d’être exonéré d’une partie des charges sociales (« exonération de début d’activité ») et de bénéficier d’un accompagnement pendant les premières années d’activité. Pour plus d’informations sur les conditions nécessaires, consultez le lien suivant :

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F11677

D’autres aides sont également disponibles, comme la NACRE et le CAPE, en fonction de votre situation personnelle. Je vous encourage également à vous renseigner sur le RSA et la prime d’activité (allocations que vous pouvez cumuler avec vos revenus professionnels, s’ils sont modestes). L’ACRE, le RSA et la prime d’activité sont non-imposables et vous n’avez pas à les renseigner dans votre déclaration d’impôts.

4) Obligations : livre de recettes, compte bancaire, facturation

En tant qu’auto-entrepreneur, pas besoin de faire appel à un expert-comptable ni de fournir un bilan de fin d’année. En revanche, vous avez obligation de tenir un livre de recettes. Dans ce document (en version papier ou numérique), vous devez consigner toutes vos factures en incluant la date de paiement, la référence des factures, le nom des clients, la nature de la prestation, les sommes versées et le mode de règlement (chèque, espèces, virement…). Veuillez à consigner vos recettes de manière chronologique et sans ratures (document non modifiable). Exemple de livre de recettes :

Autres modèles :

https://www.compta-facile.com/wp-content/uploads/2016/09/livre-des-recettes-auto-entreprise-micro-entreprise-excel.pdf
https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23266

Il est obligatoire d’avoir un compte bancaire dédié à votre activité (pas nécessairement professionnel, donc un simple compte courant suffit, tant qu’il est séparé de vos comptes personnels). Ce compte n’est pas obligatoire si votre CA annuel est inférieur à 10 000 € pendant deux ans consécutifs. Personnellement, j’utilise Hello bank !, banque qui correspond tout à fait à mes besoins professionnels, avec des frais quasi inexistants (non, je ne touche pas de commission).

Un certain nombre de mentions doivent figurer sur vos devis et factures, sous peine d’amende (applicable à chaque facture, donc ça peut vite chiffrer !) :

* Vos coordonnées
* Votre numéro SIREN
* Le nom du client ou de la société et son adresse professionnelle
* La date d’émission
* Un numéro attribué par ordre chronologique
* Le descriptif des prestations exécutées (incluant la quantité et le prix unitaire)
* Une date de livraison ou d’exécution
* La somme totale facturée

Exemple de facture : (contactez-moi si vous souhaitez obtenir le modèle)

Si vous êtes en franchise de TVA, vous devez inclure la mention « TVA non applicable en vertu de l’Article 293 B du CGI ».

Vous devez également faire figurer la mention « Payé le XXX » et indiquer le mode de paiement utilisé sur les factures réglées.

Il peut être utile d’avoir un modèle de facture que vous déclinez soit sous Word avec des macros, soit sous Excel pour automatiser les calculs et ainsi éviter les erreurs !

Pour une meilleure organisation, je vous conseille de classer vos factures par année et de faire votre comptabilité régulièrement pour mieux suivre votre CA et être plus serein en cas de contrôle.

5) CA et plafonds

Le seuil de chiffre d’affaires à ne pas dépasser pour pouvoir continuer à bénéficier du statut auto-entrepreneur est de 72 600 € (H.T.) en 2021.

Si vous démarrez votre activité en cours d’année, le montant du seuil dépend de la date à laquelle vous avez démarré votre activité. Je vous fais grâce des détails, mais si c’est votre cas, consultez le lien suivant pour en savoir plus :

https://www.impots.gouv.fr/portail/professionnel/le-regime-unique-des-micro-entreprises

Ces plafonds sont susceptibles d’évoluer. Je tâcherai de les mettre à jour sur cette page, mais je vous encourage à les consulter directement sur le site des impôts.

6) Charges, fiscalité (impôts, URSAFF)

En tant qu’auto-entrepreneur, vous devez payer des charges à hauteur de 22,2 % de votre CA (dont 0,2 % sont versés à la CFP, contribution à la formation professionnelle).

Par conséquent, la bonne nouvelle, c’est que si votre CA est nul, vos charges seront également nulles ! Mais cela ne vous dispense pas de le déclarer (dans ce cas, indiquez 0 pour le ou les mois concernés).

Les déclarations se font en ligne sur votre espace dédié : https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil.html

Lorsque vous avez créé votre entreprise, il faut attendre un délai de 90 jours avant de pouvoir commencer à déclarer votre CA. Vous déclarerez donc les trois premiers mois obligatoirement au bout de cette période en cliquant sur les trois déclarations dédiées de votre espace sur le site des URSAFF. Vous ne pourrez pas vous tromper, le site est très bien fait et rappelle toutes les échéances et autres dates butoir.

Aux charges s’ajoutent l’impôt sur le revenu (barème progressif appliqué à votre CA post abattement 34 %. On a le droit à un abattement, car on ne peut pas déduire les charges du CA et amortir les frais professionnels). Les dates limites de déclaration sont fixées en fonction de votre département et du type de déclaration (en ligne ou papier), entre le 26 mai et le 8 juin pour 2021.

https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14818

Choisissez de quelle manière vous souhaitez payer vos charges, mensuellement ou tous les trimestres. Je vous conseille personnellement de choisir le paiement mensuel, ce qui fait des échéances moins lourdes et qui s’oublient moins facilement. Pensez bien à consulter la date du dernier jour de déclaration de vos revenus pour ne pas vous voir infliger une pénalité de retard (même si en général, les URSAFF n’envoient que des avertissements en cas d’oubli).

Je vous conseille également de ne PAS opter pour le versement libératoire. Ce système vous fait payer un forfait d’impôts tous les mois en plus de vos charges et conduit parfois à des erreurs de prélèvements trop importants par rapport à vos revenus effectifs, et donc à devoir demander des rectifications… Sans le versement libératoire, vous paierez vos impôts à échéance.

N.B.  Vous n’avez plus besoin de remplir la déclaration complémentaire